|
La porcelaine de Limoges au XIXe siècle
| |
 |
 |
Surtout de table du service Céres riche, modèle de Paul Commoléra, manufacture Pouyat, Limoges 1855. La manufacture obtient la médaille d’or à l’Exposition universelle pour ce service.
|
La première moitié de la production
du XIXe siècle : les fondateurs de la porcelaine Après la Révolution française, la production reprit
et les manufactures se multiplièrent en Haute-Vienne. En 1827,
il existait déjà seize manufactures, et en 1850, elles étaient
plus de trente. Leur histoire est très complexe car, non seulement
leur nombre est très important, mais elles se créèrent
et déclinèrent au gré des crises politiques et économiques. Quelques manufactures de renom marquèrent cette période,
notamment celles de Baignol, Pierre Tharaud, François Alluaud et
du comte de Bonneval. A partir de 1830 la production, tout en continuant
à produire beaucoup de vaisselle de table, se dirigea vers lart
décoratif sous linfluence dartistes parisiens,
tels que les bronziers Aaron et Valin.
 |
|
| Manufacture Théodore Haviland. |
 |
La seconde moitié du XIXe siècle : l’âge d’or de la porcelaine de Limoges
Les expositions universelles furent un facteur d’émulation et de développement pour les manufactures. C’est pourquoi à partir de 1851 elles marquèrent leur production afin d’être reconnues par les milliers de visiteurs qui se rendaient à ces expositions. La maîtrise et le savoir-faire technique des manufactures étaient incontestables. C’est l’époque où les entreprises s’attachèrent à développer la notion de Blancs de Limoges, afin de vanter à la fois la qualité des kaolins et la perfection des techniques de fabrication. Les pièces présentées sont en effet remarquables par leur forme parfaite et leur blancheur. La manufacture la plus représentative est sans aucun doute celle de Pouyat. Le chef-d’oeuvre de sa production, le service grain de riz, présenté à l’Exposition universelle de 1878, fut réalisé d’après un modèle du célèbre artiste parisien Albert Dammouse. La technique employée est celle des jours cloisonnés qui consiste à évider la porcelaine et à remplir les trous ainsi formés avec de l’émail translucide.
Le dernier quart du siècle fut dominé par la manufacture Haviland. Félix Bracquemond, directeur artistique d’un atelier de recherche ouvert par C.E. Haviland dans le quartier d’Auteuil à Paris, introduisit à Limoges des décors inspirés par le japonisme. Grâce à ses bureaux américains, Haviland ouvrit le marché outre-Atlantique à l’ensemble des porcelainiers de Limoges.
Outre les blancs devenus fameux, Limoges développa la technique du grand feu qui permettait d’obtenir des coloris élégants et subtils. |