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Le grès est une céramique constituée d’une terre argileuse, à forte teneur de silice, appelée « argile grésante », qui supporte une température de cuisson de 1250° environ. La terre arrive alors au point limite de la vitrification. Le grès reste donc opaque mais la chaleur intense lui donne une texture très serrée qui le rend imperméable. Il est le plus souvent de couleur grise ou marron.
Cette technique fut mise au point en Chine. En Europe, il semble que les débuts du grès remontent à la fin de l’époque médiévale, en Allemagne. Les décors étaient le plus souvent réalisés au bleu de cobalt, seul oxyde qui supporte sans difficulté les hautes températures. On pouvait le couvrir d’un vernis à base de sel qui dote les surfaces d’un mince enduit luisant. Au XVIIe siècle, le développement de la faïence et de la porcelaine concourut à un abandon relatif du grès qui connut cependant un regain de faveur à partir du XIXe siècle.
La collection commence avec les grès chinois, se prolonge ensuite avec des grès allemands et français de la Renaissance et s’épanouit avec une remarquable démonstration du travail des artistes de la fin du XIXe siècle qui à la suite de Jules Ziegler au milieu du XIXe siècle, utilisèrent le grès comme un moyen d’expression privilégié jusqu’au XXe siècle.
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